CONSEILS SUR L'ENTRETIEN

L'entretien de recrutement :
> Conseils généraux sur la préparation, comment mener différents types d'entretiens et gérer l'apres-entretien.
> Pister l'info pour préparer son entretien.
> Rendez-vous dans 4 heures ...
> Les différentes approches.
> Savoir se présenter en 5 minutes.
> Existe-t-il des questions pièges ?
> Interrogé sur son plan de carrière ...
> Comment valoriser un parcours instable ?
> Préciser que l'on postule ailleurs.
> Le bon moment pour négocier son salaire.
> Quelles prétentions annoncer pour un premier emploi ?
> Apres l'entretien, faut-il relancer le recruteur ?
> Apres l'entretien, demander les raisons de son échec.

CV : Conseils généraux

Quel que soit l'échelon hiérarchique, l'entretien de recrutement demeure le passage obligé, l'outil de sélection incontournable utilisé par les recruteurs et par les entreprises elles-mêmes. Nombre de candidats, pourtant réellement qualifiés pour un poste, se voient préférer un de leurs concurrents simplement parce qu'ils n'ont pas su maîtriser les techniques élémentaires de l'entretien. Surpris et déstabilisés par les questions volontairement stressantes de leur interlocuteur, insuffisamment renseignés sur leur employeur potentiel, ils ont laissé transparaître des signes de timidité ou de nervosité mal contrôlés. Cela suffit souvent à compromettre une opportunité majeure dans le déroulement d'une carrière. Que vous soyez à la recherche d'un emploi ou désireux de donner une nouvelle impulsion à votre vie professionnelle, voici quelques conseils pratiques pour vous permettre de façon très simple de prendre la situation en main.

Le rendez-vous est fixé : préparez vous dès à présent.
Analysez votre passé :
De la même façon qu'un bon vendeur connaît bien son produit, pour briller au cours d'un entretien il s'agit de savoir se vendre et donc de se connaître soi-même. Faites appel à votre mémoire et analysez :
» Vos compétences techniques (parcours académique, fonction, spécialisation, savoir professionnel, connaissances linguistiques...).
» Votre personnalité (vos traits de caractère, votre approche de la vie, votre degré de motivation, votre confiance en vous, vos rapports avec les autres dans le privé ou dans votre vie professionnelle).
» Votre adaptabilité (votre capacité à travailler en équipe, à vous intégrer et à progresser dans une nouvelle entreprise).
Essayez d'illustrer d'exemples chacune de vos qualités. L'objectif est de démontrer qu'au travers de ce que vous avez réalisé, vous vous êtes forgé une série de compétences en adéquation avec les exigences du poste à pourvoir. Cette mise au point ne vous servira pas seulement à réussir votre entretien, mais aussi à rédiger une lettre de candidature et un C.V. performants.

Réfléchissez à l'avenir :
Interrogez-vous sur vos projets personnels et professionnels :
» Définissez vos attentes; qu'espérez vous de votre prochain poste (lieu, taille de société, fonction, salaire, responsabilités, personnalité du patron, ...) ?
» Précisez votre projet professionnel : votre parcours est-il logique ?
» Votre projet est-il cohérent avec votre parcours ?
» Pourquoi postulez-vous au poste proposé, votre candidature coïncide-t-elle avec la fonction recherchée ?

Renseignez-vous sur votre futur employeur :
Apprendre à connaître l'entreprise concernée est un préalable indispensable à l'entretien; vous saurez ainsi poser les questions pertinentes et ferez preuve de motivation. Effectuez des recherches sur :
» Le secteur d'activité, le marché, les concurrents :
  - Quels sont les leaders sur le marché ?
  - Est-ce un marché en croissance ou en récession ?
  - Cette industrie subit-elle les conséquences du développement du commerce des pays du Sud-Est Asiatique ?
  - Une décote ou une baisse importante affecte-t-elle actuellement ses produits ou services ?
  - Quelles sont les organisations qui prévalent dans cette industrie ?
» L'entreprise elle-même :
  - Quels en sont les produits et les services ?
  - Quelle est la structure de la société ?
  - Quelle est la répartition de l'actionnariat ?
  - A-t-elle une activité internationale ?
  - Y-a-t-il eu des changements récents en termes de management et d'actionnariat ?
  - Quelle est la culture de l'entreprise ?

Procurez-vous les brochures commerciales et le rapport annuel de l'entreprise, faites-vous passer pour un client et appelez la direction commerciale pour avoir plus d'informations, entrez en contact avec des membres de la société. Sources d'information possibles : Kompass, Dun & Bradstreet, Nouvel Économiste, l'Entreprise, Challenge, Les Échos...

Le jour J : Mettez toutes les chances de votre côté pour vous vendre au mieux.
Préparez le matériel nécessaire à l'entretien :
» Un bloc-notes : les notes que vous prendrez vous aideront à préparer d'autres entretiens et seront le signe pour votre interlocuteur de votre écoute et de votre intérêt pour le poste.
» Un C.V. identique à celui que vous avez envoyé, ainsi éventuellement que la copie des articles, mémoires et études que vous avez publiés.
» Le texte de l'annonce le cas échéant.
» La liste des questions que vous souhaitez poser.
» Un agenda, pour un second rendez-vous éventuel.
» Des bulletins de salaire et certificats de travail (ils vous sont cependant rarement demandés).

Veillez à soigner votre image jusque dans les moindres détails :
» La présentation : Soignez votre apparence, évitez les couleurs vives (rose bonbon, rouge écarlate...), préférez des teintes plus neutres (gris clair, anthracite, crème, noir,...); évitez les décolletés, les mini-jupes, ainsi que les chaussettes blanches, jaunes ou rouges...
» La posture : Soyez naturels, installez-vous confortablement dans votre siège (si vous reculez, vous cherchez à vous protéger; si vous avancez, c'est pour convaincre; si vous gardez la même position, vous êtes rigides). La meilleure position est la suivante : les jambes simplement croisées, un bras sur l'accoudoir, l'autre sur une jambe, la tête et les épaules sont droites, les mains détendues. Détendez-vous car la tension entraîne toujours un blocage des muscles (visage crispé, sourire forcé...).
» Le regard : Ne détournez pas votre regard, sans pour autant fixer votre interlocuteur. Un regard droit indique généralement un contact facile bien installé dans le présent. Un regard bas dénote le malaise et la dissimulation. Un regard trop haut désigne une personnalité imaginative mais qui fuit la réalité.
» La voix et l'intonation : Ne parlez pas trop vite, vous gagnerez ainsi en clarté; une voix basse est par ailleurs préférable à une voix nasillarde ou très haut perchée. Entraînez-vous !
» L'expression orale : Employez des phrases courtes et précises, des verbes d'action. Évitez les mots à connotation négative ("problème", "malheur", "préoccupation"), ainsi que les expressions toutes faites, les clichés ("le goût du challenge"). Forcez-vous à finir vos phrases et à utiliser des termes précis : "truc", "machin", "chose" sont le signe d'un vocabulaire pauvre ou de paresse intellectuelle. Bannissez les tics de langage ("je dirais", "si vous voulez", "je crois que"), le jargon trop technique (lors d'un premier entretien en particulier, votre interlocuteur ne connaît pas forcément tous les détails de votre métier), ainsi bien sûr que le langage branché ou les mots d'argot.

La première impression que vous allez produire est primordiale; présentez-vous au recruteur et remerciez-le de vous recevoir. Votre poignée de main doit être franche et ferme (si dans la salle d'attente vos mains sont moites, allez les laver !). Attendez ensuite que le recruteur engage la conversation; n'arrivez pas en terrain conquis, demandez où vous pouvez poser votre manteau et attendez qu'on vous invite à vous asseoir.

La check-list avant l'entretien :
» J'ai fait le plus sincèrement possible mon auto-évaluation.
» Je maîtrise parfaitement mon C.V.
» J'ai acquis une bonne expérience de l'entreprise et je sais qui je rencontre.
» Je sais ce que je peux apporter au poste.
» J'ai apporté une série de questions précises sur l'entreprise que j'espère intégrer.
» J'ai repéré l'itinéraire pour me rendre sur les lieux du rendez-vous (la ponctualité est essentielle).
» J'ai en tête le nom et la fonction de la personne que je rencontre, ainsi qu'un numéro de téléphone en cas d'incident de parcours. » Je choisis ma tenue avec soin, en fonction du poste et de l'entreprise.

Entraînez-vous aux différents types d'entretien.
L'entretien idéal :
Il s'agit de l'entretien le plus courant; il dure 1h à 1h 30 et se structure de la façon suivante :
» Le recruteur commence par énoncer le plan de l'entretien au candidat.
» Le candidat présente brièvement son C.V. (5 à 10 minutes maximum).
» Le recruteur demande des précisions sur tel ou tel point du C.V.
» Le recruteur décrit le poste puis demande au candidat s'il a des questions à poser sur le poste.
» Le candidat l'interroge alors et aborde éventuellement la négociation de salaire.
» En conclusion, le candidat donne son sentiment sur le poste tel qu'on le lui a présenté; le consultant parallèlement décide si oui ou non le candidat correspond effectivement au poste.

L'entretien où seul le candidat parle :
Ici le recruteur se contente de poser une seule et unique question, très générale, au début de l'entretien : "parlez-moi de vous", "présentez-moi votre C.V." ou encore "présentez-vous".
» L'exposé du candidat ne doit pas excéder 10 minutes. Il doit être vivant et attractif, l'objectif étant de développer votre C.V. et de convaincre celui qui vous écoute que vous êtes vraiment motivé.
» N'en faites pas trop car vous ne disposez encore d'aucune information concrète sur le job. Plus vous parlerez, plus vous dévoilerez vos batteries et fournirez à la partie adverse des armes pour vous déstabiliser.
» Sachez cependant être précis et argumenter. Vous pouvez vous y préparer en élaborant, par écrit, un petit script synthétique d'environ cinq minutes où vous mettrez en avant vos réalisations et vos compétences techniques.
» Vous pouvez également clarifier une question très vague en demandant au recruteur ce qu'il souhaite savoir plus particulièrement ...
» Il est à noter que certains recruteurs recourent au silence absolu pour déstabiliser celui ou celle qui se trouve en face d'eux. Décontenancé, le candidat est tenté de combler le vide en parlant trop, ce qui peut le conduire à l'erreur.

Il est préférable dans cette situation de jouer le jeu, de respecter également les moments de silence (pas plus de 10/15 secondes) et de poser la question suivante pour valider ce que vous venez de dire : "Est-ce que ma réponse vous convient ou souhaitez-vous que je développe davantage ?".

L'entretien sous pression :
Ce type d'entretien, relativement rare, vise à placer sur la défensive et à analyser vos réactions. Le monde des affaires n'étant pas d'une tendresse exceptionnelle, certains cadres se plaisent à exercer une pression psychologique importante sur le postulant : vos résultats seront minimisés, vos décisions critiquées, ainsi que vos qualités personnelles. Ne vous laissez pas émouvoir et ne tirez pas de conclusion hâtive; ce n'est qu'une technique d'entretien et d'autres sont logés à la même enseigne..

L'entretien examen technique :
Il est fréquent pour les postes techniques : comptable, ingénieur ... Vous êtes confronté à une situation technique type, habituellement rencontrée dans l'exercice de la fonction proposée.

L'entretien questions/réponses détendu :
Très répandu et particulièrement efficace, il fonctionne comme un véritable échange : on vous pose des questions, vous y répondez, tout en ayant la liberté de réagir sur tel ou tel point. Méfiez-vous cependant ! Ne perdez jamais de vue que vous êtes là pour vous vendre, et non pour discuter gratuitement avec un interlocuteur qui peut vous paraître sympathique. Ce dernier risque de vous tendre des pièges au cours de la conversation... Ayez soin par conséquent de rester alerte et de garder l'esprit éveillé !

Pensez à gérer "l'après entretien"
La conclusion de l'entretien :
L'entretien touche à sa fin, votre interlocuteur vous donne le signal du départ. C'est le moment de lui montrer que vous avez parfaitement bien saisi les tenants et aboutissants du poste proposé.
» Résumez en deux ou trois phrases ce qui s'est dit et surtout réaffirmez votre intérêt pour le job.
» Vous pouvez également demander à votre interlocuteur ce qu'il pense de votre candidature. S'il accepte de vous répondre, vous saurez si votre message est bien passé et quels sont les points forts ou faibles qui l'ont marqué. Ne vous rebellez en aucun cas ouvertement contre un jugement qui vous paraît négatif, essayez de répliquer sans acrimonie : "pour compléter votre information, je voudrais à ce sujet vous préciser les points suivants ...".
» Faites-vous préciser le déroulement du recrutement : qui rappellera et quand ? N'hésitez pas à prendre l'initiative en proposant de le faire de votre côté; vous resterez ainsi maître de la situation.

Tant que vous n'avez pas franchi le seuil de l'immeuble, l'entretien n'est pas terminé. Remerciez pour l'accueil qu'on vous a réservé et le temps qu'on vous a consacré, restez souriant tout en maintenant, jusqu'à la fin, un regard franc et direct. Ne négligez pas en sortant de saluer standardiste et réceptionniste... les dirigeants leur demandent parfois leur avis sur les candidats.

Faites la différence après l'entretien :
Après l'entretien, confirmez votre intérêt et remerciez votre interlocuteur par une lettre.
» Cela renforce votre image de professionnel et confirme votre intérêt pour le poste.
» Cela vous distingue des autres.
» Cela vous permet de réitérer vos points forts.

Une offre vous est faite; définissez vos objectifs pour y répondre au mieux :
Réfléchissez posément et clarifiez l'ordre de vos priorités, distinguez les attentes que vous voulez réellement voir satisfaites, de celles qui vous paraissent accessoires. Pour vous aider, posez vous les questions suivantes :
» Qu'est-ce qui m'a attiré dans ce job ?
» Quels sont mes besoins et mes attentes tant sur le plan matériel que psychologique (vie personnelle et familiale, responsabilités, autonomie, pouvoir...) ?
» Quelles sont les normes en vigueur dans la profession (salaire, avantages en nature...) ?
» Comment ce job s'insère-t-il dans une perspective de carrière à plus long terme ?
» Sur quels objectifs vais-je rester intraitable, sur quels points suis-je prêt à transiger ?

Sachez déterminer votre objectif minimum mais ne le communiquez jamais à l'employeur potentiel car celui-ci s'alignera toujours sur le palier le plus bas pour faire son offre. Au cours de la négociation, ayez des arguments concrets, soyez flexibles, clair, et faites vous préciser les points qui restent flous afin de vérifier que vous parlez bien le même langage que les responsables de l'entreprise. Sachez faire des concessions de moindre importance afin d'obtenir des avantages conséquents par ailleurs.

La réponse est positive, vous avez signé : félicitations !
Vos objectifs sont atteints : démissionnez avec dignité, quittez en bons termes votre ancien employeur, on ne sait jamais ce que l'avenir nous réserve. Écrivez un petit mot personnalisé à toutes les personnes qui vous ont aidé dans votre recherche et n'oubliez pas, quand vous serez en poste, d'aider à votre tour ceux qui sont en difficulté.

La réponse est négative :
Un autre candidat a été meilleur que vous, a mieux su se vendre... C'est le jeu. N'hésitez pas alors à recontacter votre interlocuteur pour savoir pourquoi votre candidature a été rejetée; ne soyez pas agressif dans cette démarche, votre but est de tenir compte de ses remarques pour mieux préparer votre prochain entretien.

Source MICHAEL PAGE International - Conseils extraits du livre : "Stratégie pour un entretien de recrutement" de Charles-Henri DUMON - Président du cabinet Michael Page France - Les Presses du Management.

Pister l'info pour préparer son entretien.

Bravo ! Vous avez décroché pour la semaine prochaine un entretien pour ce poste qui cadre si bien avec votre projet professionnel. Cet entretien, vous allez le préparer pour convaincre que vous êtes l'homme - ou la femme - de la situation. A vous de jouer ! Bien préparer un entretien, c'est chercher à bien connaître votre interlocuteur et anticiper ses préoccupations. La collecte d'informations est donc un préalable indispensable à la préparation de ce rendez-vous. Cette démarche vous permettra de poser les bonnes questions et de montrer votre motivation.

» Vous commencerez par utiliser les ressources des centres d'auto-documentation (ceux de l'APEC par exemple).
» Une lecture attentive de la presse économique, mais également du Kompass, pourra vous apporter des informations utiles.
» Procurez-vous le rapport annuel de l'entreprise.
» Ne négligez pas, bien sûr, internet et minitel : l'entreprise possède peut-être un site, un serveur.
» Enfin, pensez à utiliser votre réseau de relations.

Étudiez le secteur.
Avant de vous informer sur l'entreprise elle-même, renseignez-vous sur son secteur d'activité. Ce premier défrichage vous permettra de connaître l'état du marché : est-il en pleine croissance ou au contraire sur le déclin ? Vous connaîtrez également les leaders du marché et les principaux concurrents de l'entreprise.

Documentez-vous sur l'entreprise.
Cherchez à connaître son historique, ses produits, la personnalité de ses fondateurs, les principaux éléments de l'organigramme, la structure de l'actionnariat, ses perspectives à l'export... Surtout, veillez à détecter les changements les plus récents en termes de management.

Identifiez vos interlocuteurs.
Une lecture attentive de l'organigramme vous permettra d'avoir en tête la fonction exacte et le niveau de responsabilité de la personne que vous aurez en face de vous. Une recherche d'autant plus utile qu'elle peut être amenée à devenir votre supérieur hiérarchique direct.

Source APEC "Courrier Cadres"

Rendez-vous dans 4 heures ...

"Rendez-vous aujourd'hui à 16 heures à notre siège social de Saint-Quentin-en-Yvelines. Vous rencontrerez Monsieur Blanc directeur des ressources humaines". Bravo, ce poste cous le convoitiez. Vous voilà convoqué tout juste 48 heures après avoir répondu à l'offre. Oui, mais aujourd'hui à 16 heures... cela vous laisse très peu de temps pour préparer cette rencontre. Pas question, bien sûr, de refuser ce rendez-vous précipité. Pas question non plus de perdre au jeu par manque de réactivité. Voici quelques conseils pour gérer le compte à rebours.

Complétez votre information sur l'entreprise
Difficile de se documenter en si peu de temps. Privilégiez les moyens rapides :
» Internet : L'entreprise possède un site ? Quelle aubaine ! Faites un saut sur le site de l'Apec (www.apec.fr) au chapitre "présentation entreprises". Plus de 200 entreprises y communiquent leur politique de recrutement. Internet peut aussi vous renseigner sur le secteur (marché, concurrence). Aidez-vous des moteurs de recherche.
» A défaut, n'oubliez pas le minitel.
» Utilisez votre réseau : certaines de vos relations, directes ou indirectes, connaissent peut-être l'entreprise, le secteur, ou encore exerce le métier auquel vous vous destinez.

Identifiez vos interlocuteurs.
Les noms et les fonctions de vos interlocuteurs ne vous ont peut-être pas été précisées. Dans ce cas, n'hésitez pas à rappeler l'entreprise.

Déterminez le meilleur itinéraire.
Evitez-vous un stress inutile dans la demi-heure qui précède l'entretien. N'hésitez pas à rappeler l'entreprise pour connaître les moyens d'accès les plus efficaces, les possibilités de stationnement. Déterminez votre heure de départ en prévoyant un peu de marge.

Relisez l'offre.
Que vous révèle-t-elle des besoins de l'entreprise, de la mission et des objectifs du poste ? S'agit-il d'une création de poste, d'un remplacement ? Pourquoi êtes-vous convoqué ? Quels sont vos atouts, vos points faibles ?

Affinez votre stratégie.
Vous en savez plus sur la mission. Relisez votre parcours professionnel et définissez votre angle d'attaque : quels messages faire passer, sur quels points insister. Choisissez des exemples pour illustrer votre propos.

Arriver détendu pour un entretien, c'est se donner des chances d'être plus persuasif. Conservez un petit quart d'heure pour vous relaxer.

Source APEC "Courrier Cadres"

Les différentes approches.

Il existe différentes formes d'entretien de recrutement. Chacune a ses particularités, ses avantages, ses inconvénients. Sachez les anticiper pour éviter les impairs.

Le face-à-face.
Seul, avec un recruteur, c'est la forme d'entretien la plus répandue. Cette rencontre, qui peut faire suite à une discussion téléphonique, vise à vérifier votre expérience, comprendre votre comportement en tant que candidat, apprécier votre motivation et votre disponibilité pour le poste. Rassemblez donc le maximum d'informations sur le contenu de la mission, les conditions de sa réalisation, les délais impartis, le salaire.

Avec plusieurs interlocuteurs.
Face à un "jury" (membres de l'entreprise et/ou d'un cabinet), ne vous laissez pas impressionner. Commencez par identifier précisément vos interlocuteurs et leur fonction dans l'entreprise. Ne vous laissez pas déstabiliser par ceux qui vous coupent la parole, c'est un moyen de tester votre concentration. Répondez plutôt aux questions les unes après les autres sans vous laisser déborder. Beaucoup de naturel et d'aplomb sont nécessaires à cet exercice.

L'entretien collectif.
Le recruteur, parfois accompagné d'un opérationnel, rassemble plusieurs candidats présélectionnés. Sous forme d'une réunion d'information, le recruteur expose le contenue et les perspectives du poste. Ceux qui sont intéressés et retenus passeront ensuite un entretien individuel. La réunion peut aussi s'organiser autour d'un débat, afin de tester la motivation et le comportement des candidats en public. Évitez d'être agressif ou de vous laisser impressionner par vos concurrents, mais au contraire sachez écouter les autres pour construire un solide argumentaire.

Jouez la transparence, soyez parfaitement clair sur votre parcours, vos compétences et vos ambitions. En entretien, abordez tous les sujets y compris la rémunération.

Source APEC "Courrier Cadres"

Savoir se présenter en 5 minutes.

"Parlez-moi de vous" - "Qu'est-il important que je sache de vous ?" Fréquemment, un entretien débute par une question ouverte qui vous invite à étaler votre jeu. C'est pour vous l'occasion d'émettre des messages clés sur votre itinéraire, vos compétences ou votre fonctionnement personnel.

Cette entrée en matière est décisive : elle dégagera une première impression, bonne ou mauvaise, et conditionnera la suite de l'entretien. A vous de bien sélectionner les informations que vous voulez faire passer.

Adapter votre présentation à l'interlocuteur.
Prenez tous les renseignements possibles afin d'identifier l'entreprise qui recrute, le poste proposé et la personne qui vous reçoit (un opérationnel, un recruteur de l'entreprise, un consultant de cabinet). Consultez le site internet de l'entreprise, demandez le rapport annuel, passez un coup de fil à la Direction des Ressources Humaines. L'objectif de votre présentation est d'aller droit au but en privilégiant les informations qui intéressent directement votre interlocuteur.

Soyez simple et synthétique.
Votre "portrait" doit se résumer en 3 à 4 minutes maximum et doit dégager des messages clairs. Inutile de détailler vos expériences une à une : le recruteur a déjà votre CV en main. Veillez à clarifier la logique de votre itinéraire. Citez vos réalisations majeures, celles qui mettent en évidence les qualités que vous jugez essentielles. Vous pouvez aussi évoquer votre implication dans des activités extra-professionnelles, dans la mesure où celles-ci illustrent un élément central de votre personnalité.

Donnez du relief à votre discours.
Que souhaitez-vous que le recruteur retienne ? Pour être persuasive, votre communication doit vous distinguer des autres candidats. Illustrez votre présentation avec des faits ou des chiffres que votre interlocuteur mémorisera facilement. Privilégiez les exemples concrets. Enfin, utilisez les silences pour souligner tel ou tel propos.

Ne dissimulez pas vos points faibles. Certains éléments (période d'inactivité, licenciement, démission...) éveilleront la curiosité du recruteur. Mieux vaut prendre les devants en expliquant les raisons de votre choix. Mais attention, ne vous étendez pas pour autant sur les points faibles de votre parcours.

Source APEC "Courrier Cadres"

Existe-t-il des questions pièges ?

Il n'est de questions-pièges que celles qui soulignent vos propres contradictions. Pour ne pas être déstabilisé, mieux vaut connaître les grands classiques des questions délicates. Quant aux questions vraiment indiscrètes, il n'est pas interdit de refuser d'y répondre.

Aucune question n'est innocente.
Au cours de l'entretien, le recruteur ne cherchera généralement pas à vous piéger directement. Mais il vous posera des questions à double-tranchant. Le plus souvent ce sont des questions difficiles, qui, parce que vous n'êtes pas préparé, peuvent se refermer sur vous comme un piège. L'éventail est large, allant de vos choix professionnels à votre personnalité.
Exemples typiques :
» " N'êtes-vous pas trop jeune ou trop âgé pour ce poste ? "
» " Pourquoi recherchez-vous du travail depuis si longtemps ? "

Ne vous laissez pas impressionner.
Certains angles d'attaque, volontairement incisifs, sont souvent destinés à vous pousser dans vos retranchements. La meilleure parade consiste bien évidemment à préparer ces questions classiques. Efforcez-vous de rester sincère : évitez les réponses stéréotypées et apprises par coeur. Le manque de spontanéité sera vite repéré et agacera. Préparez-vous aussi à faire face à des questions totalement anodines, sans rapport apparent avec le recrutement, qui cassent le rythme du dialogue et testent votre capacité à retomber sur vos pieds.
Morceau choisi : " Qu'avez-vous fait aujourd'hui ? "

Faut-il répondre à toutes les questions ?
Tout dépend de leur degré d'indiscrétion, de leur utilité réelle pour le recruteur et... de votre susceptibilité. Les informations que l'on vous demande ne doivent avoir qu'une finalité : permettre au recruteur d'apprécier votre capacité à occuper l'emploi proposé. Abstenez-vous donc de répondre aux questions que vous jugez vraiment déplacées, et coupez court aux incursions dans votre vie privée par un simple : "Cette question est trop personnelle pour que j'y réponde". En refusant de céder aux questions provocantes ou indiscrètes, vous ne faites souvent que répondre aux attentes des recruteurs...

Les questions sur le mode de vie du candidat et sur les valeurs auxquelles il est attaché - "Qu'est-ce qui vous intéresse dans la vie ?" - peuvent l'obliger à se découvrir : elles deviennent rapidement très personnelles. Le candidat doit poser ses limites, sans que cela lui porte préjudice. Un exercice parfois délicat !

Source APEC "Courrier Cadres"

Interrogé sur son plan de carrière ...

" A quel poste vous voyez-vous dans 10 ans ? ". Cette question revient fréquemment en entretien d'embauche et met souvent le candidat mal à l'aise. Faut-il afficher ambition ou modestie ?. Ne vous méprenez pas sur les intentions du recruteur : ce qui l'intéresse, c'est de pourvoir un poste, pas de trouver un futur dirigeant. Il veut surtout s'assurer que vous êtes motivé par son offre, détecter vos ambitions et tester votre sens des réalités.

Evoquez votre capacité d'adaptation.
Fini le temps des carrières linéaires, quand un cadre pouvait se contenter de gravir peu à peu les échelons. Désormais les cadres doivent savoir évoluer, changer de métier pour répondre aux besoins de l'entreprise. Lorsqu'un recruteur vous demande d'évoquer votre "plan de carrière", mentionnez donc surtout votre adaptabilité.

Restez humble.
N'effrayez pas le recruteur par une ambition démesurée. Évoquez vos aspirations - plus de responsabilités, des fonctions plus larges - sans mentionner de dates ou de titres précis. A quelques exceptions près : si vous briguez un poste de chef de produit junior, il est tout à fait normal d'aspirer à terme à un poste senior. Rappelez que vous désirez d'abord vous investir dans le poste qui vous est proposé avant de saisir les opportunités qui s'offriront à vous.

Parlez de mobilité.
Certaines entreprises entretiennent une forte culture de la mobilité professionnelle, parfois affichée sur leur site Web (éventail des offres disponibles et des filières métiers). Sans oublier ce pourquoi vous êtes convoqué (rester en poste trois ou quatre ans paraît un minimum), signalez votre intérêt pour cette démarche. Vous pouvez retourner la question en demandant quelles sont les évolutions possibles dans la société.

Pendant la crise, les jeunes se sont montrés plus humbles. Mais avec la reprise, attention à ne pas afficher trop de gourmandise. Si la logique "carriériste" a pu être un temps encouragée dans les grands groupes, elle est moins bien accueillie dans les PME. En entretien, cette question fait partie d'un ensemble d'éléments qui permettent d'évaluer le candidat. Pour cette raison, il est important de rester soi-même.

Source APEC "Courrier Cadres"

Comment valoriser un parcours instable ?

En moins d'un an, vous avez été successivement télévendeur, agent immobilier et chef de produit dans l'agro-alimentaire... sans parler de votre congé sabbatique de six mois pour apprendre la langue de Shakespeare . Naturellement, le côté un peu chaotique de votre parcours n'a pas échappé à votre futur employeur. A vous de lui prouver que votre itinéraire s'inscrit dans un projet professionnel cohérent.

Evitez de tricher.
Pour justifier un trou de six mois dans votre CV, inutile d'inventer un congé formation ou de mentir sur les dates de vos emplois successifs. Rôdés aux entretiens d'embauche, votre interlocuteur décèlera vite les mensonges et pourra, en cas de doute, vous demander de fournir des justificatifs.

Justifiez votre parcours.
Montrez que derrière l'apparente instabilité de votre cursus, il existe une logique. Ces changements de cap peuvent refléter votre détermination : en attendant de décrocher le poste dont vous rêviez, vous avez occupé d'autres fonctions. La diversité de vos expériences peut être un choix délibéré destiné à acquérir des connaissances nécessaires à votre projet.

Replacez-vous dans un contexte.
Rappelez-vous que votre cas n'a rien d'exceptionnel. Un parcours rigoureusement linéaire n'est pas une règle absolue. Les cadres d'aujourd'hui sont mobiles et flexibles : vous en êtes la preuve vivante. Quant à vos six mois d'inactivité professionnelle, ils correspondent exactement à la durée moyenne de recherche d'emploi d'un cadre.

Insistez sur votre curiosité.
Vous avez été successivement technicien, chef de produit et responsable export ? Ces différentes expériences sont la preuve de votre curiosité et de votre intérêt pour ce secteur dont vous avez maintenant une vue d'ensemble.

Assumez toutes vos expériences.
Avoir accepté des petits boulots n'a rien de déshonorant si vous avez choisi cette voie momentanée pour éviter de vous couper du monde du travail. A l'inverse, une période d'inactivité a pu vous permettre de réfléchir posément à votre avenir professionnel.

Anticipez ! Vous connaissez les faiblesses de votre CV, alors devancez les questions de votre interlocuteur. Dans la lettre de motivation ou au cours de l'entretien, abordez d'emblée la question en justifiant vos choix.

Source APEC "Courrier Cadres"

Préciser que l'on postule ailleurs.

La question est souvent posée en entretien : " Recherchez-vous un poste de manière active ? ". Inutile pourtant de vous sentir pris au piège : personne ne vous reprochera de vouloir optimiser vos chances. Au contraire, profitez de cette occasion pour préciser vos intentions. Un plan d'action clair et cohérent sera un atout lors de l'entretien.

Cernez votre projet.
Le recruteur cherche à vérifier votre intérêt pour le poste. En vous questionnant sur vos recherches, il essaiera de savoir sur quoi porte vos choix et quels sont vos critères : salaire, intérêt du poste, prestige de l'entreprise, perspectives d'évolution... C'est le moment de mettre en avant votre motivation, en évitant de parler strictement de rémunération. Si vous avez postulé pour des fonctions différentes dans des domaines variés, il vous faudra justifier cette diversité. S'il n'est pas interdit de mener de front deux projets professionnels, une trop grande dispersion peut en effet inquiéter votre recruteur.

Montrez-vous actif.
Encore en poste, vous n'envoyez pas de candidatures spontanées tous azimuts... Votre interlocuteur comprendra votre souci de ne répondre qu'à des annonces très ciblées. En revanche, si vous êtes depuis six mois au chômage et avez contacté seulement quatre employeurs, il peut s'interroger sur votre dynamisme. Argumentez positivement votre démarche en expliquant par exemple que vous avez entre-temps effectué un bilan de compétences ou suivi une formation.

Gardez la tête froide.
Le recruteur cherche à en savoir davantage sur les propositions que vous avez reçues ? C'est que votre candidature l'intéresse. Vous pouvez en faire un argumentaire de négociation : la pénurie de candidats sur certaines fonctions a modifié le rapport de force et contribue à valoriser les salaires à l'embauche. Mais ce n'est pas une raison pour "bluffer" ou jouer à faire monter les enchères. Soyez transparent et gardez la tête froide.

Source APEC "Courrier Cadres"

Le bon moment pour négocier son salaire.

Cela fait déjà 30 minutes que vous vous entretenez avec le directeur des ressources humaines : le poste à pourvoir est intéressant, les possibilités d'évolution nombreuses et l'entreprise située à 5 minutes de votre domicile. Seul problème : l'annonce était silencieuse sur la rémunération, et votre interlocuteur ne semble pas pressé d'évoquer le sujet. A quel moment devez-vous aborder cette question épineuse ? Conseils pour parler argent sans commettre d'impairs.

Abordez le sujet dès le premier entretien.
Inutile d'attendre la cinquième rencontre avec le DRH pour vous apercevoir que le salaire proposé est trois fois inférieur à vos prétentions. Dispensez-vous cette perte de temps et d'énergie. Vous devez terminer le premier entretien en ayant au moins une idée approximative de votre rémunération.

Évitez de montrer trop d'empressement.
Même si le salaire entre pour beaucoup dans votre motivation, évitez de le montrer : la France n'est pas l'Amérique, et l'argent y est encore souvent un sujet tabou. N'évoquez jamais la question en début d'entretien.

Sachez saisir l'occasion.
Le plus souvent, c'est votre interlocuteur lui-même qui vous tendra une perche en ouvrant une séance de questions. C'est le moment idéal pour parler argent. Mais là encore, sachez que c'est aussi une façon de vous tester : selon que vous focalisez vos questions sur les possibilités d'ouverture à l'international, les congés ou les conditions matérielles, vous laissez transparaître vos priorités.

Attendez la fin de l'entretien.
C'est classique mais c'est encore le plus efficace : la fin de l'entretien est le moment qui se prête le mieux à la négociation. Vous avez une idée plus précise de ce qui vous attend, l'atmosphère est plus détendue et vos interlocuteurs savent à quoi s'en tenir. C'est le moment !

Évaluez précisément vos prétentions avant l'entretien, souvenez-vous que la rémunération ne se résume pas à un chiffre, proposez une partie variable, prime, intéressement ou stock options peut prouver votre motivation. Ne négligez pas la valeur des avantages en nature : voiture, téléphone ou ordinateur portable, et même la couverture sociale.

Source APEC "Courrier Cadres"

Quelles prétentions annoncer pour un premier emploi ?

Face à l'épineuse question des prétentions, le jeune diplômé manque de repères. Il ne peut, bien sûr, puisqu'il postule à un premier emploi, se situer par rapport à sa rémunération précédente. Et pourtant, annoncer ses prétentions n'est pas un acte neutre : c'est aussi une façon de se positionner face à un recruteur.

Consultez les annonces.
Les offres d'emplois des journaux ou des magazines sont une mine de renseignements. Elles s'accompagnent souvent d'une estimation de la rémunération prévue par l'employeur. Vous pouvez ainsi vous faire une idée précise de la moyenne des salaires proposés pour le type d'emploi que vous briguez. Dans "Courrier Cadres", le symbole "JD" permet d'identifier les offres ouvertes aux jeunes diplômés. Sachez aussi que le marché du travail obéit aussi aux lois de l'offre et de la demande. Plus les propositions de postes de votre compétence sont nombreuses, plus vous pourrez vous montrer exigeant.

Proposez une fourchette.
N'annoncez pas un salaire précis. Les recruteurs supportent généralement mal les candidats aux idées trop arrêtées. Vous pouvez même laisser le recruteur faire le premier pas, en lui disant qu'il est certainement mieux placé que vous pour apprécier votre valeur. Si sa proposition ne vous convient pas, et que vous avez les cartes pour justifier vos prétentions, il sera toujours temps de rediscuter.

Attention à ne pas vous sous-évaluer.
Paradoxalement, il est plus dangereux pour vous de demander un salaire trop faible que trop fort. Si vous pêchez par gourmandise, mais que le recruteur apprécie votre candidature, il pourra toujours vous faire une contre-proposition. Libre à vous, ensuite, d'accepter ou de refuser. Mais si vous visez trop bas, il risque de penser que vous sous-évaluez vos capacités (c'est souvent rédhibitoire), mais aussi l'intérêt du poste qu'il vous propose.
» L'APEC édite des fiches fonctions qui indiquent le niveau des rémunérations proposées à l'embauche.
» Certaines écoles de commerce ou d'ingénieurs réalisent des enquêtes d'insertion sur les promotions précédentes.

A lire également :
» L'enquête annuelle de l'Expansion sur les salaires des jeunes diplômés.
» " Le guide du premier emploi, les salaires d'embauche ", de Challenge.
» Les enquêtes salaires des magazines L'express, Le Nouvel Observateur, Capital, Le Point, L'Usine Nouvelle.

Source APEC "Courrier Cadres"

Apres l'entretien, faut-il relancer le recruteur ?

Vous avez passé un entretien voici près de deux semaines. Malgré l'impression très favorable que vous avez ressentie à la fin du rendez-vous, vous êtes toujours sans nouvelle du recruteur. Faut-il oser reprendre le contact ? Au bout de quel délai ? Avec quelle insistance ? C'est à vous qu'il incombe de trouver la bonne mesure. Et si votre candidature n'a pas été retenue, il est primordial de savoir pourquoi.

Relancer, c'est faire preuve de motivation.
N'ayez pas de scrupules à relancer une entreprise à laquelle vous avez envoyé un dossier de candidature. Cette démarche témoigne de votre ténacité. Patientez une dizaine de jours après l'envoi de votre courrier avant de relancer le destinataire, de préférence par téléphone. Rappelez le contexte de votre candidature (spontanée, offre parue dans la presse...) et demandez où en est votre dossier.

Évitez la polémique.
Si votre candidature n'a pas été retenue, cherchez à connaître les raisons du refus : profil trop éloigné, dossier peu explicite, manque d'expérience... Si vous ne parvenez pas à obtenir un interlocuteur, utilisez le fax, internet ou envoyez un courrier.

Anticipez la question dès l'entretien.
Avant de clore l'entretien, demandez à votre interlocuteur s'il vous contactera ou si c'est à vous d'appeler. Demandez dans les deux cas sous quel délai.
» C'est à vous de l'appeler ? Faites-le le jour prévu.
» C'est lui qui doit vous donner réponse ? Sans signe de vie de sa part au-delà de trois jours après la date fixée, relancez-le. Faites-le par courrier si vous êtes mal à l'aise au téléphone.

Relancez après un courrier négatif.
Lorsque vous recevez une réponse négative par courrier, n'hésitez pas à reprendre contact avec le recruteur. Cherchez à connaître les raisons qui ont motivé son refus. Sollicitez ses conseils de professionnel du recrutement pour orienter vos prochaines candidatures.

Cherchez à vous situer dans le processus de recrutement. Si vous avez passé les barrages de plusieurs entretiens, il est normal de chercher à se renseigner sur le nombre de candidats restant en lice. Mais gardez une attitude constructive.

Source APEC "Courrier Cadres"

Après l'entretien, demander les raisons de son échec.

Vous avez passé il y a trois semaines cet entretien dont vous attendiez tant. Et pourtant, vous voilà recalé. Plutôt que de remâcher votre déception, cherchez l'explication. Avez-vous des lacunes à corriger ? Votre profil était-il mal adapté au poste ? Avez-vous commis des impairs en entretien ? Connaître les raisons de votre échec ne peut que vous aider à progresser. Encore faut-il oser les demander.

Vous n'avez rien à perdre.
N'ayant pas été embauché, vous n'avez pas à craindre de vous "griller". Mettez votre égo de côté, car l'énoncé de ses propres défauts ne fait jamais plaisir à entendre. Toutefois, rassurez-vous : le recruteur, accoutumé à cet exercice, saura vous énoncer vos travers sans brutalité. En revanche, n'espérez pas, a posteriori, le convaincre que vous étiez l'homme idéal. Les décisions prises sont généralement irrévocables.

Choisissez le bon moyen d'approche.
Votre recruteur a un emploi du temps chargé. Il est donc difficile à joindre. Passer le barrage de sa secrétaire n'est pas toujours chose facile. En cas d'insuccès, plutôt que de devenir importun par trop d'insistance, préférez l'échange de lettres. Un professionnel consciencieux laissera rarement un courrier sans réponse. Et s'il vous a transmis son adresse internet, optez pour ce mode de correspondance : il lui sera facile de vous répondre rapidement.

Décodez l'information.
Les responsables du recrutement sont des professionnels de la communication. Ils ne vous répondront jamais "vous manquez de charisme" mais préféreront manier des formules plus évasives comme "tous les candidats étaient bons , mais il fallait bien en choisir un". Ils peuvent cependant vous glisser des indices : "çà n'a pas joué contre vous, mais la prochaine fois, mettez une cravate...". Comprenez, bien sûr, que la cravate était obligatoire. Ils peuvent également mettre en avant certaines de vos lacunes pour vous inciter à les combler. "Pour tel poste, il faut que vous le sachiez, votre maîtrise de l'anglais est trop aléatoire".

Moins d'un candidat éconduit sur dix demande les raisons de son échec. Les recruteurs ne sont donc pas saturés et, le plus souvent, accèdent à votre requête. Ils jugent la démarche plutôt positivement, faisant la preuve de votre volonté de progresser.

Source APEC "Courrier Cadres"

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